Après la vague

Quelqu’un m’a écrit : »J’ai été chargé de préparer un séminaire d’aide à soi-même ayant pour sujet « l’angoisse ». Tous les participants souffrent d’une épilepsie. Auriez-vous quelques idées sur les histoires que je pourrais y raconter ayant pour sujet l’imprévisibilité des crises et la détresse qui y est liée ? »

Ma réponse fut la suivante : »Je propose que vous racontiez quelque chose sur les habitants de quelques villages sur la côte ayant survécu au grand tsunami il y a quelques années. Ils ont été pour ainsi dire des témoins qui s’en sont sortis avec plus de peur que de mal. Les habitants d’un village ont toujours regardé la mer avec les nerfs à vif en attendant la grande vague suivante. Ils ont organisé toute leur vie de manière à y être préparés. On pourrait dire aussi qu’ils ont gâché toute leur vie avec cette préparation. Et la mer était presque toujours calme… Les habitants d’un village voisin y ont vécu presque comme si rien ne s’était passé. En abordant les dangers de la mer ils disaient : « Si nous partons, nous partons. Mais maintenant nous sommes là, complètement. » Et il y avait d’autres villages … Vous pouvez dessiner une carte sur un tableau à feuilles mobiles sur lequel ces villages sont représentés. Demandez aux participants de vous dire dans lequel des deux villages ils veulent vivre, ou comment vivent les habitants dans un troisième et quatrième village, ou alors où les participants du séminaire si ça se trouve aimeraient mieux vivre. Demandez aux participants ce que signifie ce contact souhaitable avec la mer, à quoi on le reconnait et à quoi est dû le fait que les villageois mènent une vie d’assez bonne qualité malgré l’ancien tsunami. Vous pouvez demander aux participants de dessiner d’autres villages pour d’autres comportements avec la mer qui est rarement sauvage et dans la plus part des cas calme. Vous pouvez demander aux participants de dessiner le comportement avec la mer sur la carte ou, si la carte est placée au sol, de le marquer avec des maisons de Monopoly. Il serait aussi possible de marquer le site actuel avec le comportement d’une mer qui est rarement sauvage et la plus part du temps calme et de marquer le site souhaité et de réfléchir pour savoir qui et quoi peuvent les aider à déménager du domicile A vers B. »

The Librarian

The story “The Librarian” shows a metaphor for the cooperation of conscious and unconscious thinking and represents a useful viewpoint of how memory functions. It is useful in any context where learning and gaining access to memories and capacities plays a role…

Do you sometimes try and think of somebody’s name and it just doesn’t come? And then you do something else and don’t even think about it any more and then suddenly – hey presto! – the name pops up! Isn’t it strange that you sometimes don’t find the solution while you are looking for it, but indeed and very so often, afterwards? How is this possible? There is only one answer…
A friendly librarian works in the brain that manages the stockpile of your knowledge. He sits in the service area on the ground floor near the lobby. The most frequently used books and folders he has nicely to hand and clearly presented in this zone. He has well ordered long shelves in the basement for the material that is rarely required. Sometimes when a book is out of place or your request does not meet the specifications of the registry, he needs more time to research. Because you’re not used to waiting, you are likely to think that he has forgotten you. But as the librarians are not like that, they are in fact very service-oriented and extremely meticulous! With your request in his hand off he goes through all of the basement rooms. He hunts and searches and finally: “Aha! I’ve got it!” With the book in hand, he comes up the stairs. He brings you what you need.

¿Dónde están las estrellas durante el día?

Ella tiene dos años y muchas preguntas. “¿Dónde están las estrellas durante el día?”, por ejemplo le pregunta a su padre.
“En el cielo”, contesta este, “así como por la noche.”
“¿Entonces están apagadas? Es que no brillan para nada.”
“¡Claro que sí! Siguen brillando. Pero el sol es tan luminoso que ya no se ve la pequeña luz de las estrellas. Es como cuando ya no oyes música baja si de repente alguien pone en marcha una máquina ruidosa. La música baja todavía está, solo ya no se la percibe. La música está acallada y las estrellas están deslumbradas.”
Ella piensa un momento y dice: “Ahora sé también donde están mis sueños durante el día cuando estoy despierta.”

(Por Stefan Hammel, traduccíon: Bettina Betz)

Two cactuses

Another story by Katharina Lamprecht

“This is awful!”, one cactus complained, “My thorns are so long that no animal dares to come near me. No lizard, no bird not even the tiniest termite! I feel so lonely”.

“Why are you complaining?” the other cactus answered, “Mine are so weak and thin and soft that I cannot defend myself at all. No animal shows me any respect. The lizards climb all over me and tickle me with their little feet and the birds dig their claws so deep into my flesh that it hurts. I hate it”.

“You are a lucky one”, the first cactus replied, “I would give my roots for an experience like that. Imagine, feeling all that life on oneself”.They went on complaining and lamenting in this way to each other for a while. But suddenly they had a wonderful idea: they would swap their thorns so that each other could get the feeling they wanted. And for a short time, both were happy. One, to feel the birds and lizards and the other to enjoy peace and quiet. But that didn´t hold on for long and soon each began to complain again. They felt their new lives to be exhausting or boring and they longed for their old lives. So they swapped their thorns back. But again, after a short period of contentment they began whining again as before.

Then one day the wise old snake came along and rested for a moment in the shade, the two cactus casted. She listened to the two of them, complaining away, and suddenly she whispered “instead of wailing to one another you better learn from one another”. And with these words said, she slithered on.

The cactus thought about these words for three days and three nights. Then they began to try and find out, how they each managed to let their individual thorns grow. When they knew how to do that, each started to explain and teach the other how to do it. After some practice they knew precisely how to grow strong and how to grow weak thorns. And the more they experimented the better they became and the more colorful and different their thorns got.

Now they were able to keep a perfect balance between peace and quiet and lively action. And for the wise little snake they created a thornless and shady space right between them.

La respiration agréable

Une amie m’a appelée. Elle respirait extrêmement vite et de manière agitée et ne pouvait prononcer que quelques mots à la fois. Sa voix avait un drôle de son. Elle raconta que sa fille venait d’avoir un accident de voiture avec son bébé sur le siège arrière. Le bébé n’avait rien eu mais le SAMU avait transporté sa fille à l’hôpital car ils craignaient une fracture de la base du crâne. Elle-même avait dû rester où elle était ; elle devait garder le bébé et n’arrivait pas à savoir ce qui se passait avec sa fille. J’ai alors commencé à respirer et à parler de la même façon qu’elle et au bout d’un certain temps j’ai changé de rythme et ai ralenti peu à peu ma respiration et ma façon de parler. J’ai remarqué qu’elle me suivait instinctivement dans mon comportement et qu’elle se calmait. Sa voix sonnait claire et forte et ce qu’elle racontait maintenant sonnait plus positif qu’au début de la conversation. « Je te remercie de la façon dont tu m’as parlé », ont été ses mots quand elle termina la conversation.

L’interrupteur d’arrêt d’urgence

« Vous travaillez avec la méthode de l’hypnose ? », m’a demandé l’homme. « Alors vous pourriez tout simplement enlever-hypnotiser mon problème ». Il rigolait. Sa femme l’avait amené, il n’avait pas une grande envie de faire une thérapie. Je lui ai demandé « Quelle est votre problème ? ». « Il m’a frappé » a répondu la femme qui était assise à côté de lui. « En plus à ce moment-là j’avais notre fils sur les bras. » « C’était comme si quelqu’un avait appuyé sur l’interrupteur d’arrêt d’urgence » a-t-il dit. « Ca a été une réaction automatique. Cela n’aurait jamais dû arriver ». « Vous n’avez pas besoin d’être hypnotisé » ai-je répondu. « Vous pouvez faire ça vous-même. Est-ce que vous connaissez ces boîtes en verre rouges qui pendent dans les hôpitaux et les édifices publics avec un interrupteur qui déclenche une alerte incendie ? » « Bien sûr » a dit l’homme. « « Pourquoi y-a-t-il un verre devant ? « « Pour qu’on ne la déclenche pas par erreur ». « Et si on prenait une vitre très fine comme une lame porte-objet pour un microscope ? » « Elle casse quand on se cale contre ». « Qu’en est-il du verre blindé ? » « C’est trop épais. » « Réfléchissez à l’épaisseur pour que votre femme ne puisse pas la défoncer. Regardez cette vitre et mettez-la en place. »

The Wash

This is another story by my colleague and friend Katharina Lamprecht

Once there was a little ghost, who felt so down and out that it could not even find any pleasure in haunting its tiny world. The days seemed to be like huge impassable mountains and even the tiniest movement was too much for it. It felt so run down that a gust of wind was able to grab it and sweep it into a washing trough, where linen was being soaked. Too wet, too heavy in body and mind and too tired the little ghost sighed and sank to the bottom of the trough.
Now because it looked exactly like a linen, the washer women took it through the whole procedure of wringing and mangling and put it on the clothesline in the end. There it was, hanging down from the line, flabby and damp and drifting feebly in the summer breeze.
The more it dried, the more effortlessly it flapped around on the clothesline but in its sad and doleful condition it could not feel or sense its lightness. But then a little girl walked by, stopped and looked at it for a while. Then, with a yearning in her voice, she said, “Oh, if I were able to fly so easily in the wind, I would laugh and sing and enjoy my day”. She went off but the little ghost looked after her for a long time and thought, “Oh, you would, would you?” and started to move just a tiny little bit on its own.

Africa

This therapeutic story can be used for supporting learning in general, as well as re-learning abilities after a health problem. For example, it can be applied quite beautifully with stroke patients. Obviously, it is also indicated as a story supporting change and developement with anyone who has got a strong biographical link to Africa. Of course, instead of Africa, other continents or regions of the world can be used, in order to adapt the story to individual needs. The reason why I chose the mapping of Africa as the key focus of this story is, that on maps Africa has the shape of a head or scull and thus points to brain functions.

Maps have existed for millennia but there a big differences between modern maps and those from dating from earlier centuries. For example, three hundred years ago, if a publisher printed a map of Africa, it had big white patches on it. ‚Terra incognita’ was marked on it; unknown territory. The coasts were then largely free of such white spots, but the interior of the continent was still a single, large white patch. However, many researchers undertook trips into the heart of Africa and what they learned there, they reported to the cartographers who diligently recorded everything. Land and water routes were discovered. The turns of each river were researched and drawn. The names of the settlements were recorded and the names of the tribes written down. The white patches on the map became smaller and smaller. The parts of the country that were explored and known steadily grew. Finally, the white spots disappeared completely. The whole of Africa was mapped.

To Fail with Enthusiasm

In a professional forum a colleague asked, if anybody knew of a certain therapeutical story. He remembered one that he once heard and thought that it was from a famous storyteller. Until then I never had actually written in this forum but now I wrote on behalf of this colleague’s question that I thought it was the famous story about a tiger. I was quite happy that I was able to contribute something at last until I read the response of another colleague. “I don’t know anything about a tiger”, he wrote, “but I guess you may have thought about the famous lion story”. I instantly sank into a hole three miles deep, full of shame and embarrassment. Now wasn’t that just typical of me and my incomplete knowledge? Shortly afterward I told a friend of mine what had happened, still very ashamed. But he hugged me and said “But you gave that wrong information with much love and enthusiasm”. I looked at him and began to work my way out of that hole.